Bimo estime un risque. Bimo ne délivre aucune certitude.
Le résultat d'une analyse est une opinion technique automatisée, fondée sur les indices disponibles à l'instant où vous la demandez. Ce n'est ni une expertise, ni une garantie, ni une décision, et ce n'est en aucun cas un conseil juridique, bancaire, financier ou d'assurance. La décision finale vous appartient, toujours.
Le présent avertissement fait partie intégrante des conditions générales d'utilisation. Il est écrit pour être lu, et non pour être contourné : ce qui suit décrit honnêtement ce que l'application sait faire, et ce qu'elle ne sait pas faire.
1. Ce que le score veut dire, exactement
Bimo affiche un score de 0 à 100 et un niveau. Ces niveaux ont un sens précis, et un seul :
| Niveau | Ce que cela signifie | Ce que cela ne signifie pas |
|---|---|---|
| Aucun indice détecté | Les vérifications effectuées n'ont rien relevé de suspect. | Jamais « ce message est authentique », « c'est sûr », « vous pouvez payer ». |
| Prudence | Quelques éléments méritent d'être vérifiés avant d'agir. | Pas une accusation à l'égard de l'expéditeur. |
| Suspect | Plusieurs indices concordent. | Pas une preuve, ni une qualification pénale. |
| Très probablement une arnaque | Des faits vérifiés convergent fortement. | Pas une constatation opposable, ni un jugement. |
Un score bas signifie « aucun indice de risque détecté ». Il ne dit rien de la sincérité de l'expéditeur, de la réalité d'un produit, de la solvabilité d'un vendeur ni de la légalité d'une offre.
2. Ce que Bimo peut manquer
Une escroquerie peut passer inaperçue. C'est inhérent au procédé, et il faut le savoir avant d'utiliser l'application. Les cas les plus fréquents :
- Le message ne contient rien de vérifiable : ni lien, ni numéro, ni IBAN, ni marque citée. Un simple « Bonjour maman, j'ai changé de numéro » ne présente presque aucune prise technique.
- Le domaine est légitime mais compromis : un site ancien, bien classé, piraté depuis quelques heures présentera d'excellents signaux techniques.
- L'attaque est nouvelle : aucune liste publique ne l'a encore signalée. Les listes de réputation ont toujours un temps de retard sur les vagues.
- L'escroquerie n'est pas écrite : un appel téléphonique, une visite à domicile, une rencontre. Bimo n'analyse que ce que vous lui soumettez.
- La relation s'installe sur des semaines : arnaque sentimentale, faux conseiller en placement. Les premiers messages sont irréprochables ; ce sont les suivants qui coûtent.
- Le contenu est tronqué : une capture d'écran partielle, un message recopié sans le lien, un en-tête d'e-mail absent privent l'analyse de l'essentiel.
3. Ce que Bimo peut signaler à tort
À l'inverse, un message parfaitement légitime peut faire monter le score : une entreprise récente utilise un domaine récent ; une campagne commerciale emploie un raccourcisseur de liens ; un service public annonce un délai qui ressemble à de l'urgence ; un envoi automatisé utilise un sous-domaine inhabituel.
Un score élevé n'est pas une accusation. Il ne saurait être invoqué à l'encontre d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme identifié, ni servir de fondement à une dénonciation, à une publication, à un litige ou à une décision commerciale. Si vous pensez qu'un résultat est erroné, l'application comporte un bouton permettant de le contester : c'est notre principale mesure de qualité.
4. Ce que Bimo ne remplace pas
Ni votre banque. Bimo ne bloque aucun paiement, n'annule aucun virement, ne fait aucune opposition. En cas de doute sur une opération, appelez le numéro figurant au dos de votre carte bancaire ou sur votre relevé, jamais un numéro reçu par message.
Ni la police. Bimo ne dépose pas plainte, ne transmet rien aux autorités et ne mène aucune enquête. Les canaux de signalement affichés par l'application sont ceux, publics, que vous devez saisir vous-même.
Ni un avocat. Aucune information de l'application ne constitue une consultation juridique au sens de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971.
Ni un antivirus, ni un filtre. Bimo n'intercepte ni appel, ni SMS, ni courriel, ne bloque aucun site et ne protège pas votre appareil contre un logiciel malveillant.
Ni un service de surveillance des personnes. La fonction « personnes de confiance » est un échange volontaire entre deux personnes reliées. Elle ne constitue ni une télésurveillance, ni une mesure de protection juridique, et l'aidant n'est tenu d'aucune obligation de réponse ni de vigilance.
5. Le rôle de l'intelligence artificielle
Une partie de l'analyse fait appel à un modèle de langage. Son rôle est strictement encadré : il rattache un message à une famille d'arnaques connue et relève des marqueurs de manipulation, en ne choisissant que parmi une liste fermée d'indices dont les explications sont rédigées à l'avance. Il ne décide pas seul du score et ne rédige pas votre résultat.
Cette conception réduit fortement les risques propres à ces modèles (invention d'un fait, variabilité d'une réponse à l'autre, détournement par le texte analysé) sans les supprimer entièrement. Les faits vérifiés pèsent toujours davantage qu'une appréciation du modèle dans le score final.
6. Si de l'argent est déjà parti
N'attendez pas le résultat d'une analyse. Agissez d'abord, vérifiez ensuite.
- Appelez immédiatement votre banque pour faire opposition et signaler l'opération. Le délai de contestation d'un paiement non autorisé est encadré par les articles L.133-18 et suivants du Code monétaire et financier : plus vous agissez vite, plus vos chances de récupération sont grandes.
- Faites opposition sur la carte si elle est en cause (serveur interbancaire : 0 892 705 705 en France).
- Déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, ou en ligne selon les dispositifs en vigueur.
- Signalez : cybermalveillance.gouv.fr, Pharos, Signal Spam, ou le 33700 pour un SMS frauduleux.
- Info Escroqueries : 0 805 805 817 (appel gratuit), pour être orienté.
En cas de danger immédiat pour une personne, appelez le 17 (police-secours) ou le 112.
7. Ce que vous soumettez
Ne soumettez que ce qui est nécessaire à la vérification, et occultez ce qui ne l'est pas. Un message contient souvent des données concernant d'autres personnes, et parfois des informations sensibles qui n'ont aucune utilité pour le diagnostic : l'analyse porte sur les liens, l'expéditeur et la structure du message. Le détail figure dans la politique de confidentialité.
8. Responsabilité
L'éditeur est tenu d'une obligation de moyens. Dans les limites permises par la loi, il ne saurait être tenu responsable des conséquences d'une décision prise sur la seule base d'une analyse, qu'il s'agisse d'un préjudice résultant d'une escroquerie non détectée ou de l'abstention d'une opération légitime signalée à tort. Aucune clause du présent avertissement n'exclut la responsabilité de l'éditeur en cas de dol, de faute lourde ou de dommage corporel, ni n'écarte les droits impératifs du consommateur. Voir l'article 15 des conditions générales d'utilisation.